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Ancien lauréat
Bourses commémoratives E.W.R. Steacie du CRSNG de 2012

Robert Seiringer

Mathématiques et statistique

McGill University

Robert Seiringer
Robert Seiringer

Comprendre le comportement collectif des divers types de molécules et d’atomes représente l’un des plus grands défis auxquels sont confrontés les physiciens et les mathématiciens. Il n’existe pas encore d’explication complète pour certaines questions liées à ce domaine d’étude qui peuvent paraître d’une grande simplicité, par exemple comment et pourquoi la glace se forme. La situation se complexifie lorsque la mécanique quantique – les lois qui s’appliquent aux matériaux à l’échelle atomique – entre en jeu.

Robert Seiringer de l’Université McGill, qui est considéré comme l’un des grands physiciens mathématiciens du monde âgés de moins de 40 ans, explore certains problèmes mathématiques associés à ces comportements collectifs. Ses travaux lui ont valu une Bourse commémorative E.W.R. Steacie de 2012 du CRSNG.

Actuellement, M. Seiringer se concentre sur des modèles mathématiques qui décrivent divers phénomènes associés aux gaz quantiques, comme la structure de leur « spectre d’excitation » ou les caractéristiques des « gaz de Bose en rotation rapide » et des « mélanges Bose-Fermi ». L’existence de ces états de la matière et de l’énergie en interaction a d’ailleurs été prédite par d’éminents scientifiques du 20e siècle, comme Albert Einstein, grâce à des théories mathématiques. M. Seiringer cherche à élargir leurs travaux en élaborant de nouveaux modèles statistiques et mathématiques qui permettront aux scientifiques de mieux comprendre et prédire le comportement des « systèmes multicorporels quantiques » – des constellations nanoscopiques qui comptent un grand nombre de particules en interaction.

Tout comme les études antérieures l’ont fait, les avancées dans ce domaine jetteront de la lumière sur la manière dont les lois de la physique gouvernent l’univers à l’infiniment petit et sur la manière dont ces interactions se rapportent aux propriétés de la matière et de l’énergie à une échelle plus grande et qui nous est plus familière. Même si les résultats de ces travaux de recherche ne seront pas appliqués avant plusieurs années, les connaissances qui en découlent nous aideront presque certainement à mieux comprendre les propriétés physiques du magnétisme et de phénomènes inusités comme la supraconductivité et la superfluidité.