Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada
Symbol of the Government of Canada

Liens de la barre de menu commune

Anciens lauréats

Edna Dach

Edna DachRêver, oser, réaliser. Voici des mots exemplaires qui inspirent Edna Dach, cette ancienne enseignante qui a toujours voulu partager sa passion pour la science, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques (STIM). Mme Dach continue de faire du bénévolat pour accroitre la sensibilisation aux sciences et ses interventions ont une incidence considérable partout en Alberta.

Au fil des ans, Mme Dach a partagé son amour et sa passion pour les sciences avec les scientifiques éventuels des prochaines générations en soulignant la nécessité d’attirer davantage de femmes dans les disciplines des STIM. Son travail bénévole continue d’inciter les jeunes Canadiens à considérer les sciences, non pas comme une simple matière scolaire obligatoire, mais comme un monde fascinant à explorer.

Au début des années 1990, Mme Dach a lancé la Young Scientists Conference pour les élèves de la région d’Edmonton. Ces conférences, toujours offertes aujourd’hui, proposent aux élèves du premier cycle du secondaire de participer à une journée passionnante où ils peuvent explorer les disciplines des STIM et les découvrir sous un nouveau jour grâce à des conférenciers enthousiastes, à des expériences pratiques et à d’autres activités.

Ayant déjà été guide, Mme Dach a aussi fait du bénévolat dans le mouvement des Guides tout au long de sa carrière en jouant de nombreux rôles axés sur la sensibilisation aux sciences. Ce mouvement lui a donné l’occasion de promouvoir les carrières en STIM auprès des filles et des jeunes femmes. Elle a publié des articles, comme « Computer Literacy – It’s a Girl Thing » et « Science Matters », dans la revue Canadian Guider. Elle a aussi organisé des séances de formation et des camps dont le thème central était les STIM.

Mme Dach a aussi encouragé la présence des femmes en sciences à l’extérieur du mouvement des Guides. Elle a travaillé avec l’organisme Women in Scholarship, Engineering, Science, and Technology, l’aidant à organiser les conférences annuelles Choices, qui réunissent des centaines de filles de 6e année à la University of Alberta pour participer à une journée d’activités liées aux STIM. Elle a aussi collaboré avec le Northern Alberta Institute of Technology dans le cadre de l’initiative Women in Technology and Trades, dont le but est de recruter des femmes à l’Institut.

Jean-Marie De Koninck

Jean-Marie De KoninckLes mathématiques sont trop souvent considérées comme un domaine intimidant qui n’est pas à la portée du commun des mortels. Jean-Marie De Koninck, professeur de mathématiques à la retraite de l’Université Laval, a travaillé fort pendant des décennies pour démystifier les mathématiques et montrer leur importance.

Ses efforts ont commencé en 2000 avec l’émission de télévision C’est mathématique! Conçue et animée par M. De Koninck, cette émission était pour lui un moyen idéal de vulgariser les mathématiques. Son nouvel auditoire lui a permis de continuer de promouvoir les mathématiques et les sciences dans les médias et d’être invité à donner une multitude de conférences.

En 2005, M. De Koninck a créé une deuxième initiative, Sciences et mathématiques en action, qui lui a permis de mettre en place de nombreux projets novateurs pour faire la promotion des mathématiques et des sciences auprès des jeunes, notamment des pièces de théâtre ludiques et humoristiques traitant de concepts scientifiques et mathématiques. Il a aussi créé, dans le cadre de cette initiative, le projet du jeu multimédia en accès libre Math en jeu.

M. De Koninck a aussi écrit plusieurs livres pour montrer que les mathématiques peuvent être amusantes et qu’elles sont accessibles. Dans toutes ses activités de promotion des mathématiques, il s’est employé à montrer la dimension humaine de l’équation : les mathématiques ont été créées par les humains, sont enseignées par les humains et sont utilisées par les humains.

RiverWatch Institute of Alberta

RiverWatch Institute of AlbertaEn 1994, un nouveau module sur les questions environnementales a été ajouté au programme de la 9e année en Alberta. Des enseignants en sciences ont alors pensé que ce module serait beaucoup plus intéressant si les élèves sortaient de l’école. Un beau jour de novembre, vêtus pour affronter la neige, ils ont fait une randonnée jusqu’à la rivière Bow pour mettre leur idée à l’épreuve : demander aux élèves de participer à l’étude des rivières de l’Alberta en les descendant dans un canot pneumatique qui transporte du matériel de laboratoire pour réaliser des expériences scientifiques. Le RiverWatch Institute of Alberta et son programme d’études sur le terrain sont nés de cette aventure.

Au fil des ans, le groupe initial de 90 élèves a grossi; il y a maintenant plus de 10 000 élèves qui participent chaque année. « Il ne s’agit pas simplement d’assister à une démonstration ou à une conférence; les élèves sortent pendant toute une journée pour participer activement à de véritables expériences scientifiques », explique le directeur administratif et membre fondateur du RiverWatch Institute Cal Kullman. Accompagnés de guides de rivière expérimentés, les élèves parcourent 10 kilomètre dans de grands canots pneumatiques et tentent de répondre à une question essentielle : quel est l’état de santé de notre rivière?

Pendant les centaines d’excursions qui ont lieu chaque année, les guides de rivière animent des discussions sur divers sujets tels que la qualité de l’eau, l’écologie du littoral et les répercussions des activités humaines. À chaque excursion, les élèves s’arrêtent à deux sites où ils réalisent des analyses de biologie et de chimie de l’eau. Quand c’est possible, ils visitent une usine locale de traitement des eaux usées pendant l’heure du repas. De retour à l’école, ils utilisent les méthodes scientifiques qu’ils ont apprises pour analyser leurs données et évaluer la santé de la rivière.

La réaction enthousiaste des élèves, des enseignants et des parents a mené à l’élaboration d’un autre projet appelé CreekWatch. Il ne s’agit pas ici d’excursions en rivière, mais d’un programme communautaire de surveillance de l’environnement où des adultes bénévoles testent la qualité de l’eau et l’effet des eaux pluviales sur les ruisseaux urbains locaux. Les données recueillies servent à rédiger un rapport annuel publié la Journée mondiale de l’eau.