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Une histoire d’eau

Mina Hoorfar à l’œuvre dans le Advanced Thermo-Fluidic Lab – UBC campus de l’Okanagan

Des chercheurs du campus de l’Okanagan de la University of British Columbia (UBC) ont conçu un petit dispositif, qui a été fabriqué à l’aide d’une imprimante 3D, pour surveiller en temps réel la qualité de l’eau potable et protéger les citoyens contre les maladies d’origine hydrique.

En partie financé par une subvention de partenariat stratégique pour les projets et une bourse d’études supérieures du CRSNG, le projet est dirigé par Mina Hoorfar, directrice de la School of Engineering de la UBC. Selon Mme Hoorfar, de récents travaux ont montré que ces capteurs miniatures analysant la qualité de l’eau sont économiques, qu’ils peuvent fonctionner en permanence et qu’ils peuvent être utilisés n’importe où dans le réseau de distribution de l’eau.

« Actuellement, la seule façon que nous avons pour vérifier la sureté de l’eau, c’est de prendre régulièrement des échantillons à la main, ce qui limite la fréquence des analyses et accroit le risque d’éclosion de maladies, explique Mme Hoorfar. Les capteurs conventionnels qui mesurent la qualité de l’eau sont très couteux et ne sont pas assez fiables pour être utilisés dans tout le réseau de distribution de l’eau. »

Il y a maintenant une autre solution. Les minuscules dispositifs créés dans le laboratoire de thermofluide avancée de Mme Hoorfar, situé sur le campus de l’Okanagan de la UBC, s’avèrent fiables et suffisamment robustes pour fournir des lectures précises, peu importe la pression ou la température de l’eau. Ces capteurs sans fil reliés à des stations d’analyse fonctionnent de façon indépendante – ce qui signifie que si l’un tombe en panne, ce n’est pas tout le système qui s’arrête. De plus, ils peuvent être fabriqués facilement, rapidement et à peu de frais grâce aux imprimantes 3D.

« Ce réseau de capteurs très facile à transporter peut mesurer en permanence plusieurs caractéristiques de la qualité de l’eau, par exemple la turbidité, le pH, la conductivité, la température et la quantité de chlore résiduel, puis transmettre, par connexion sans fil, les données à un système central, ajoute Mme Hoorfar. Cette technologie unique et efficace peut révolutionner l’industrie de l’eau. »

Bien que de nombreuses usines de purification urbaines soient munies de capteurs qui permettent de surveiller la qualité de l’eau en temps réel, ceux-ci sont placés en amont du réseau de distribution. Mme Hoorfar souligne que souvent la pression de l’eau, au point où elle est distribuée au consommateur, est beaucoup plus élevée que celle que peuvent tolérer ces capteurs. Les nouveaux capteurs peuvent, pour leur part, être installés près ou dans la maison des consommateurs, ce qui assure une protection directe et précise contre l’eau insalubre.

Quand il y a un problème, l’issue peut être tragique. Il y a plus de 17 ans, quatre personnes sont mortes et des centaines sont tombées malades après avoir bu de l’eau contaminée par la bactérie E. coli à Walkerton, en Ontario.

« Même si la plupart des maladies d’origine hydrique surviennent dans les pays à revenu faible et moyen, des situations comme celle de Walkerton soulèvent de graves questions au sujet de la fiabilité de la salubrité de l’eau même dans des pays développés tels que le Canada, déclare Mme Hoorfar. Bon nombre de ces tragédies pourraient être évitées grâce à la fréquence accrue des vérifications et à la détection précoce des pathogènes qui causent l’éclosion de maladies. »

Cet article a été traduit et adapté avec la permission de la This link will take you to another Web site University of British Columbia (site anglais).