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Dites adieu aux erreurs des utilisateurs!


Des chercheurs de la University of Waterloo ont mis au point une stratégie qui pourrait atténuer la frustration ressentie par les utilisateurs qui donnent des commandes gestuelles à des appareils intelligents et dans des environnements intelligents.

Dans une étude présentant la nouvelle stratégie, les chercheurs ont constaté que lorsque l’on développe des appareils intelligents pour reconnaitre les entrées gestuelles, l’adage « si ça ne réussit pas la première fois, essaie encore et encore » peut s’appliquer pour donner aux utilisateurs une opinion plus positive concernant la fiabilité d’un système.

Les entrées gestuelles gagnent en popularité à mesure que les sociétés de technologie les intègrent dans leurs appareils intelligents. Par exemple, certains téléphones intelligents permettent aux utilisateurs de simplement retourner l’appareil pour ne plus entendre les notifications ou de faire un mouvement de hachage pour allumer ou éteindre la lampe de poche.

« Chaque fois qu’un ordinateur essaie de faire quelque chose d’un tant soit peu intelligent, comme reconnaitre les gestes des utilisateurs ou décoder leurs paroles, il y a un risque d’erreur d’interprétation, explique Edward Lank, professeur à la David R. Cheriton School of Computer Science de la University of Waterloo. Les erreurs pourraient être attribuables au fait que les gestes ne sont pas assez précis ou que les utilisateurs ont un accent. »

« L’idée à l’origine de notre stratégie, c’est que si l’on ne donne pas une commande assez précise pour permettre à l’appareil de la reconnaitre et que l’on recommence immédiatement de façon imprécise, l’appareil peut utiliser les deux commandes imprécises pour déterminer de quelle commande elles se rapprochent le plus, puis exécuter la tâche en question. »

La nouvelle stratégie de reconnaissance - le seuillage de double niveau - transforme les tentatives manquées en information pouvant être utilisée pour déterminer ce que l’on essaie de faire.

Pour évaluer le potentiel du seuillage de double niveau, les chercheurs se sont penchés sur les entrées gestuelles d’espace libre observées dans des films comme Rapport minoritaire. Ils ont évalué ce potentiel par trois moyens. Premièrement, ils ont mené une petite étude pilote qui a montré que ce type de seuillage pouvait accroitre le succès des utilisateurs essayant d’effectuer une entrée gestuelle. Une deuxième étude a révélé que, même si le niveau de reconnaissance était identique, les utilisateurs avaient l’impression que les systèmes faisant appel au seuillage de double niveau étaient plus exacts. Enfin, selon une troisième étude, ce type de seuillage peut améliorer l’exactitude de la reconnaissance d’une entrée gestuelle d’espace libre.

« D’après nos études, le seuillage de double niveau peut améliorer la reconnaissance des gestes, affirme Keiko Katsuragawa, professeure associée à la David R. Cheriton School of Computer Science de la University of Waterloo. Nous avons aussi constaté que les utilisateurs qui donnent des commandes non reconnues considèrent que le premier échec est relativement mineur et essaient simplement de nouveau. Toutefois, ce qui les frustre vraiment, c’est un échec qui persiste. »

Un article expliquant en détail la nouvelle stratégie, intitulé Bi-Level Thresholding: Analyzing the Effect of Repeated Errors in Gesture Input, a récemment été publié dans la revue ACM Transactions on Interactive Intelligent Systems.Il a été rédigé par les professeurs Keiko Katsuragawa et Edward Lank, avec l’appui de leurs étudiants à la maitrise Ankit Kamal, Qi Feng Liu et Matei Negulescu.

Nous reproduisons le présent article avec l’autorisation de la This link will take you to another Web site University of Waterloo (site anglais seulement).