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Le CRSNG présente 2 minutes avec
Chris Eliasmith
Départements de philosophie, de génie de la conception de systèmes et d'informatique,
University of Waterloo


Résumé

Titre de la vidéo

2 minutes avec Chris Eliasmith

Auteur

Division des communications du CRSNG

Durée

2:49

Date de diffusion

le 17 février 2015

Description

Chris Eliasmith a conçu un modèle informatique du cerveau humain qui fait les mêmes erreurs que celui-ci, qui en a la même précision et qui traite l’information dans les mêmes délais. Les travaux du neuroscientifique de la University of Waterloo pourraient mener à l’élaboration de meilleurs traitements pour les traumatismes cérébraux et la maladie d’Alzheimer et faire progresser l’intelligence artificielle. M. Eliasmith est le récipiendaire du Prix John-C.-Polanyi du CRSNG pour l'année 2015.


Transcription
Chris Eliasmith

Ce qui m’a motivé, c’est cette question : comment fonctionne le cerveau? Et c’est l’ingénieur en moi qui n’a pu s’empêcher d’y réfléchir en se disant qu’il s’agit en fait d’une panoplie de petits dispositifs et que nous en savons beaucoup sur le fonctionnement de chacun d’eux.

SPAUN est un modèle, donc un logiciel. Ce que nous tentons de faire est de simuler le fonctionnement du cerveau. De la même façon qu’on simulerait un circuit, comme un circuit numérique, on veut s’assurer que chaque dispositif – dans le cas du cerveau, un neurone – est simulé adéquatement. Nous écrivons alors des équations qui en décrivent le fonctionnement et, ensuite, nous en réunissons des centaines, des milliers ou des millions et les faisons communiquer ensemble de façon à refléter le genre de structures qu’on trouve dans le cerveau et à exécuter des fonctions précises dont nous savons que le cerveau exécute.

Sur le plan médical, cela nous permet de comprendre comment la biologie mène à la cognition. Autrement dit, ce que les neurones font ensemble pour donner aux gens la capacité de se souvenir d’une liste d’éléments, par exemple. Nous tentons de prévoir les interruptions au niveau biologique, c’est-à-dire les maladies, qui pourraient changer certains comportements que nous observons.

Dans le cadre de travaux récents, nous avons retiré certaines cellules très simples et les avons remplacées par d’autres beaucoup plus complexes dans lesquelles les neurones ont une structure spatiale. Cela nous donne l’occasion de mener de nouvelles expériences avec des modèles comme SPAUN. Par exemple, nous pouvons introduire un médicament virtuellement. SPAUN est doté de fonctions psychologiques très avancées et, même en introduisant les médicaments au niveau biologique, nous pouvons en observer les effets au niveau du comportement.

Ceci n’est pas encore possible, mais nous espérons un jour pouvoir réaliser des scintigraphies cérébrales ou des tests de comportement afin de bâtir un modèle qui est propre à chacun. De cette façon, nous pouvons adapter les interventions neurologiques selon ce que nous savons au sujet du cerveau en question.

Sur le plan technologique, en bâtissant des modèles comme SPAUN, nous obtenons parfois des fonctions que les ordinateurs ne réalisent pas de façon naturelle. Si nous extrayons ces fonctions pour les appliquer à des machines, nous devons alors nous demander comment nous allons interagir avec les machines, quels genres de machines nous voulons ou ne voulons pas construire et, sur le plan sociologique, ce qui se passe, par exemple, si ces machines font de plus en plus le travail que font habituellement des humains.

Tous les outils de simulation que nous avons développés, les modèles que nous avons conçus, les conceptions pour les robots, nous les rendons accessibles au grand public. Et nous le faisons, car nous aimerions que non seulement notre laboratoire, mais de nombreux laboratoires partout dans le monde adoptent ce genre de méthodes afin que nous puissions concevoir un vaste modèle unifié auquel contribuent de nombreux laboratoires de nombreux pays. Au bout du compte, j’estime qu’il s’agit de la seule façon dont nous pourrons faire face à la complexité qu’on observe dans le cerveau biologique.

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Commentaires :

Les gens. La découverte. L'innovation.